CNESER

Déclaration intersyndicale au CNESER du 17 septembre

, par Webmestre

Le CNESER, réuni le 17 septembre 2007 considère que la loi « Libertés
et Responsabilités des Universités » promulguée le 10 août 2007
n’apporte pas de réponse aux besoins du service public de
l’enseignement supérieur et de la recherche, tels qu’identifiés de
longue date par la communauté universitaire et ses organisations
représentatives notamment concernant l’avancée de la connaissance, le
rapprochement dans un système homogène des diverses formations
supérieures, la démocratisation de l’accès aux études et la réussite
des étudiants.

Le CNESER ne peut souscrire aux possibilités de désengagement
politique et financier de l’État, à la multiplication des modes de
recrutement de non-titulaires, à la concentration des pouvoirs entre
les mains des présidents d’université. La loi LRU met en péril les
libertés académiques et scientifiques, les statuts des personnels de
l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle dresse des obstacles
à l’accès et à la réussite des étudiants dans les établissements
d’enseignement supérieur, entre lesquels les inégalités territoriales
seraient considérablement renforcées. La loi met fin à la collégialité
de fonctionnement des universités et démantèle leur vie démocratique,
sans répondre aux réels besoins de formation et de recherche.

La rentrée s’effectue sans moyens nouveaux : absence de création de
postes dans l’enseignement supérieur et dans les organismes publics de
recherche malgré les besoins. Le CNESER demande que des annonces
concernant l’augmentation du budget 2008 de l’enseignement supérieur
et de la recherche se traduise dans les faits par une amélioration des
conditions de travail et de réussite dans les établissements via des
emplois statutaires et des budgets dans le cadre d’un plan
pluriannuel. Les chantiers ouverts en juin par la Ministre ne sont
toujours pas concrétisés. Le CNESER demande des mesures d’urgence pour
répondre à l’augmentation de la précarité étudiante en cette rentrée.
Il réclame sur toutes ces questions une négociation globale.

P.-S.

Déclaration exposée au CNESER plénier par Jean Fabbri, secrétaire
général du SNESUP, au nom du SNESUP, du SNASUB, de la FSU, de l’UNEF,
du SGEN, de l’UNSA et des Syndicats Autonomes.