SNESUP - SNCS - SNASUB - SNEP

Les orientations désastreuses de Valérie Pécresse

, par Webmestre

Communiqué SNESUP - SNCS - SNASUB - SNEP suite à l’annonce par Valérie Pécresse de ses projets de réforme des statuts des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche.

C’est avec un mépris non dissimulé pour les organisations
représentatives que Valérie Pécresse leur a exposé, ce jeudi 23 octobre,
ses projets de réforme des statuts des personnels de l’enseignement
supérieur et de la recherche, trois jours après sa conférence de presse
de lundi dernier dont elle a répété le texte stricto sensu.

Sans annonce supplémentaire, c’est la confirmation de la mise en œuvre
d’une politique de gestion des carrières individualisée, pour
l’essentiel par des primes, organisée autour de la mise en concurrence
effrénée des collègues et des établissements. Le cadrage et le budget
prévus à cet effet permettront au mieux à 10 % des personnels une
augmentation salariale qui ne sera guère qu’une remise à niveau de leur
traitement. Pour les personnels BIATOS, non seulement une partie des
missions des agents de catégorie C va être externalisée, mais ce sont
ces suppressions d’emplois qui participeront au financement de la Prime
de Fonction et de Résultat (PFR), prévue seulement pour les catégories A
et B.

La ministre n’a donné aucun éclaircissement sur le système de « chaires
 » dont l’objectif déguisé est d’accroître les suppressions de postes de
chercheurs dans les universités et les organismes. Elle a justifié ce
système par une demande de la direction du CNRS, alors qu’elle avait
expliqué une dizaine de jours plus tôt que la proposition du CNRS
n’avait pas l’aval de l’État.

Présentant « son » budget, très largement surestimé, la ministre
confirme le désengagement de l’état programmé par le budget pluriannuel
2009-2011.

Vivement interpellé par la FSU sur ces orientations désastreuses pour
l’enseignement supérieur et la recherche, pour les étudiants, pour tous
les personnels, et notamment sur l’annonce par Valérie Pécresse d’un
futur décret sur la « modulation des services », le directeur de cabinet
a annoncé pour la première fois aux organisations syndicales la volonté
du gouvernement de modifier le décret statutaire de 1984.

Paris, le 23 octobre 2008