SNESUP

Communiqué de presse du SNESUP : Manifestations et occupation de l’ANR

, par Webmestre

Communiqué de presse du SNESUP-FSU suite à la journée d’action du 27 novembre 2008 (blocage du CA du CNRS, manifestations, occupation de l’ANR, …).

La journée du jeudi 27 s’est traduite dans plusieurs villes, et en
particulier à Paris, mais aussi sur les ondes des radios, par une réelle
résonance des revendications globales que nous portons pour la
recherche, pour l’enseignement supérieur, pour nos statuts, pour une
réelle formation des enseignants.

A Toulouse, en particulier en prolongeant le succès national de la
journée d’action IUT de mardi dernier, un important cortège a traversé
la ville. A Grenoble, Strasbourg, Bordeaux, Tours, etc., des
initiatives, parfois spectaculaires, preuve de la détermination
exaspérée de nombre d’universitaires et de l’attachement partout à un
système de recherche associant les synergies organismes de
recherche/universités dans le respect des statuts spécifiques des
personnels. Le refus du démantèlement du CNRS, pour lequel le conseil
d’administration était convoqué aujourd’hui, s’exprime partout avec
force particulière dans le secteur sciences de la vie pour les
disciplines liées à l’informatique et bien sûr dans les sciences
humaines et sociales.

A Paris, déjouant le pitoyable cache-cache organisé par le ministère qui
a déplacé le lieu où se tenait le conseil d’administration du CNRS (pour
obtenir les votes qu’il souhaitait), des centaines de chercheurs et
d’universitaires étaient sur place et plus tard, environ 4000
manifestants ont défilé du ministère à l’ANR. La présence SNESUP était
importante. La manifestation comptait aussi des personnels de
l’administration centrale des ministères de l’éducation et de
l’enseignement supérieur (ils avaient le matin même bloqué le ministère,
de l’intérieur !) qui s’opposent là aussi à un démantèlement des
missions (en particulier, les statistiques et la prospective).

Depuis 13 heures ce jeudi, les locaux de l’ANR situés près de la gare de
Lyon ont été envahis par une partie des manifestants parisiens. Une
vingtaine de personnes, pour l’essentiel en situation précaire — et cette
précarité étant fortement liée au poids des contrats ANR — , envisage
d’occuper les lieux.

A 15 heures, une conférence de presse s’est tenue sur place pour
expliquer les raisons de cette mobilisation nationale et marquer ce
début d’occupation. Alain Trautmann, Bertrand Monthubert, Jean Fabbri,
ainsi qu’un doctorant précaire ont pris la parole.

A 18 heures, cette occupation se prolonge, une centaine de personnes se
trouvant dans le hall de l’ANR. Nous ne savons pas si les forces de
police seront appelées pour intervenir d’ici la fin de l’après-midi ou
dans la nuit. Si elles le font, ce sera évidemment sur ordre du
ministère.

Cette initiative d’occupation devrait permettre d’attirer l’attention,
une nouvelle fois et sous un autre angle, sur le caractère nocif des
politiques gouvernementales en matière de recherche et d’enseignement
supérieur. Notre organisation syndicale, clairement présente depuis le
début de ces mobilisations et y compris sur place, appelle à donner de
l’écho à cet événement. Nos objectifs revendicatifs couvrent un très
large éventail d’enjeux (emplois, budget, statuts, IUT, formation des
enseignants, revalorisation, refus de la précarité, etc.). La
participation croissante des collègues, sur des thèmes et des formes
diverses, aux mobilisations de ces dernières semaines : manifestation du
19 octobre, grève du 20 novembre, et, plus nombreux encore ce 27
novembre, des milliers de manifestants, appelle l’ouverture de
négociations avec le ministère. Au-delà de Valérie Pécresse, c’est au
président de la République et au premier ministre d’entendre les
revendications fondées des collègues pour l’amélioration du service
public dans notre secteur : rétablissement des 1000 emplois supprimés au
budget 2009, abandon des décrets explosant le statut des
enseignants-chercheurs, refus du démantèlement du CNRS, etc.

Le SNESUP appelle à l’élargissement de la mobilisation, poursuite de la
signature de la pétition électronique « statuts », relance des
assemblées générales et toute initiative décidée localement susceptible
d’entraîner l’adhésion d’un nombre croissant de collègues et
d’étudiants… et, avec toute la FSU, à la construction unitaire d’un
mouvement puissant début décembre.

Paris, le 27 novembre - 19 heures