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SNESUP

Le snesup appelle a condamner la brutale represssion du mouvement etudiant par le gouvernement

jeudi 15 novembre 2007, par Webmestre

Le SNESUP-FSU dénonce avec force les brutalités policières qui se
développent dans toute la France contre le mouvement étudiant.

Ainsi, à l’Université Paris X de Nanterre à deux reprises, les 12 et
13 novembre, les forces de police s’en sont pris brutalement aux
étudiants et aux personnels de l’Université, sans qu’aucun trouble à
l’ordre public n’ait été constaté (nombreuses charges, brutalités,
jets de gaz lacrymogènes).

À Grenoble, les étudiants assemblés dans un amphi de l’UPMF (Grenoble
2), très pacifiques, en ont été délogés, par ordre du président, par
des vigiles privés AVEC DES CHIENS puis par trois cars de CRS qui sont
entrés dans l’amphi et ont fait usage de gaz lacrymogènes, alors
qu’aucune opposition physique n’était observée ; deux étudiants ont
été arrêtés et gardés au poste toute la nuit. Aucune négociation ni
discussion préliminaire n’avait eu lieu. Le président de l’UPMF a
menacé de faire venir les CRS si les étudiants tentaient un blocage
(mais il a lui-même fait fermer la Bibliothèque universitaire,
qu’aucun étudiant n’a jamais bloquée, sans demander leur avis aux
conservateurs).

À Aix I, les étudiants qui bloquaient le site ont été évacués par les
CRS. Le président a de nouveau fermé le site administrativement
jusqu’à nouvel ordre. Il a fait un calendrier de consultations un par
un des acteurs de l’université. Le SNESUP condamne fermement cette
action sans précédent de la police à l’université de Provence.

À l’université F. Rabelais de Tours ont été opérées 2 arrestations à
la sortie de la présidence, avec de longues gardes à vue pour
"rébellion avec violence et incitation à la rébellion" à l’encontre
d’étudiants qui avaient seulement… crié leur opposition à la loi LRU !

D’autres brutalités policières, généralement déclenchées par
l’initiative des présidents, se sont exercées dans plusieurs
universités, singulièrement à Paris I – Tolbiac. En de nombreux
établissements, est brandie la menace d’appel aux forces de police,
tandis que les responsables syndicaux sont démarchés par les
Renseignements Généraux. Qu’en sera-t-il lorsque les présidents auront
tous les pouvoirs que leur donne la loi ?

Ce comportement vis-à-vis des étudiants et personnels est
inadmissible. Après avoir fait promulguer à marche forcée une loi non
concertée, le gouvernement veut en interdire la contestation et
imposer l’application par la répression, tout en se targuant de ses
dispositions au dialogue social. Le SNESUP-FSU demande aux Présidents
d’université de ne pas se faire les relais de cette manipulation. Il
condamne fermement l’attitude de ceux qui utilisent et suscitent la
répression pour briser le mouvement contre la loi LRU. Il appelle à
dénoncer les brutalités policières dont sont victimes les étudiants et
les personnels, à soutenir le mouvement étudiant et universitaire en
cours pour que soient proposés d’autres choix pour l’enseignement
supérieur et que de véritables négociations soient engagées en vue
d’une réforme concertée et d’un réengagement financier de l’État pour
les missions de formation et de recherche des universités.