Université de Picardie Jules

Motion CA Université de Picardie Jules

, par Marc Champesme

Motion adoptée par le Conseil d’Administration de l’Université de Picardie Jules Verne du jeudi 14 juin 2007 par 19 voix pour, 15 abstentions et 4 ne prennent pas part au vote.

Le Premier Ministre a annoncé le 23 mai 2007 qu’une réforme de l’autonomie des universités aurait lieu dès juillet. Le calendrier laisse à peine trois semaines à la concertation alors que la garantie essentielle de réussite de la réforme repose sur une concertation avec la communauté universitaire. Alors qu’une réforme globale de l’enseignement supérieur incluant la question du fonctionnement des universités, des moyens budgétaires, de la lutte contre l’échec en licence et du système d’aide sociale pour les étudiants est nécessaire, la loi sur les universités ne peut se limiter à la question de l’autonomie.

Le Conseil d’Administration de l’Université de Picardie Jules Verne, lors de sa séance du jeudi 14 juin 2007) a souhaité que la réforme de l’enseignement supérieur :
- conforte le service public,
- réaffirme l’absence de sélection à l’entrée des universités et le caractère national des droits d’inscription
- ne remette pas en cause le statut des personnels et enseignants
- renforce l’association des étudiants et personnels à la gestion des universités.

L’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur a donc fait le choix d’organiser des assises de l’enseignement supérieur et de la recherche afin de produire les contours d’une réforme de l’université avant la fin de l’année 2007. L’organisation de ces assises démontre qu’il est possible de réformer en s’appuyant sur la communauté universitaire.

Le Conseil d’Administration de l’Université de Picardie Jules Verne demande :
- l’adoption d’un collectif budgétaire permettant la mise en place de mesures d’urgence pour les étudiants et les universités dès la rentrée
- l’ouverture immédiate de négociations autour des 5 chantiers annoncés par la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
- le respect par le gouvernement des principes de service public et des lignes jaunes posées par les acteurs de l’enseignement supérieur, en terme de sélection, de droits d’inscription ou encore de statuts des personnels
- l’adoption d’une loi de programmation budgétaire permettant sur 5 ans d’augmenter de 50% le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche.